Le projet régional de santé (PRS) définit la stratégie de l’ARS. L’ARS de Picardie a lancé les travaux d’élaboration du PRS en octobre 2010 et prévoit sa finalisation courant du premier trimestre 2012.
Le PRS est prévu par la loi HPST de juillet 2009 qui précise que « le projet régional de santé définit les objectifs pluriannuels des actions que mène l’agence régionale de santé dans ses domaines de compétences, ainsi que les mesures tendant à les atteindre. »
Le PRS est un outil innovant dans le sens où il crée la transversalité et la complémentarité au sein de la politique régionale de santé qui englobe tous les champs de compétences de l’ARS : la prévention, les soins ambulatoires et hospitaliers et le médico-social.
Le PRS de Picardie sera constitué des documents suivants :
• Un plan stratégique régional de santé (PSRS), qui pose un diagnostic régional et territorial des besoins et de l’offre de santé et définit les priorités et les orientations stratégiques de la politique régionale de santé. Il sera publié courant de l’été 2011.
• Des schémas : un schéma régional de prévention (SRP), un schéma régional de l’offre de soins (SROS) comprenant une partie relative à l’offre de soins ambulatoire et une partie relative à l’offre de soins hospitalière, un schéma régional de l’offre médico-sociale, un schéma régional addictions et un schéma télésanté.
• Des programmes : le PRAPS (programme régional d’accès à la prévention et aux soins, le PRGDR (programme régional de gestion du risque), le PRIAC (programme interdépartemental d’accompagnement des handicaps et de la perte d’autonomie), programme télémédecine et éventuellement des programmes territoriaux.
Les différents éléments constitutifs du PRS seront arrêtés au premier trimestre 2012, après un processus de consultation large des acteurs de santé.
Pour décliner les actions des programmes, l’ARS pourra également élaborer des Contrats Locaux de Santé.
La partie ambulatoire du SROS couvre l’ensemble du champ ambulatoire, avec un focus particulier sur l’accès aux soins de premier recours : l’état des lieux concerne l’ensemble des professionnels libéraux et les priorités d’actions sont ciblées sur les zones fragiles. Dans ces zones, l’offre doit être consolidée et resserrée sur quelques projets structurants pour le premier recours.
La partie ambulatoire du SROS constitue le point de départ de la démarche de structuration de l’offre de premier recours.
L’objectif est de construire une offre de soins ambulatoire organisée et visible, en s’appuyant sur un diagnostic partagé. Il s’agit également de répondre aux aspirations des professionnels de santé.
La partie ambulatoire du SROS va permettre de définir des organisations cibles, afin de structurer le premier recours, d’améliorer l’accès aux soins, de maintenir les professionnels de santé qui exercent dans les zones fragiles et d’attirer de nouveaux confrères.
Les priorités d’action définies dans le SROS sont structurées principalement autour de projets d’exercice coordonné, quelle qu’en soit la forme : maisons de santé pluri-professionnelles, pôles de santé qui dispensent des soins de premier recours, organisation des médecins libéraux autour d’un hôpital local, voire centres de santé. Ces différents types d’organisation sont à déterminer en fonction de l’objectif poursuivi par les partenaires intervenant dans le projet.
La partie ambulatoire du SROS servira également de référence pour la définition des zones qui bénéficieront des aides à l’installation (cf. « S’installer en libéral » dans l'onglet « Choix du mode d’exercice »).